Né à Metz, il est initié au dessin et à la peinture. Il est admis à l’Ecole des Beaux-arts d’Aix-en-Provence, qu’il quitte pour concevoir et réaliser des toiles de scène et des peintures murales à l’étranger. Il obtient de nombreuses commandes de fresques privées et publiques (vue du Valais de 15 x 5 m. Evolene Region. Suisse. Panoramique d’Antibes, CH La Fontonne, Série murale CHU Lapeyronie, Montpellier…)
C’est dans son atelier de Vence que Jean-Marie Barre développe son travail très réaliste, basé sur la lumière. Parallèlement, il accompagne chacune de ses œuvres d’un texte. Il se situe alors dans une «transfiguration narrative» qui interroge la mémoire, personnelle et collective, avec des œuvres particulièrement intimistes.
Participant à des salons et expositions de groupe en France et à l’étranger, une de ses oeuvres est sélectionnée par L’Ademe dans le cadre du thème : La Planète précieuse, et la NHK TV l’intègre dans une exposition itinérante dans les principales villes japonaises pendant deux ans.
En 1992 son travail est remarqué par le peintre Serge Mendjinsky qui exposera ses oeuvres dans la galerie l’Orangeraie à Saint-Paul-de-Vence. Après un séjour et une exposition en Espagne, il revient vivre et travailler en France dans la région de Montpellier en 1995.
En 2007, il réalise une exposition personnelle Galerie des Arches dans le Marais. Peu après, au moment où il est intégré à l’Encyclopédie audiovisuelle de l’art contemporain, Jean-Marie Barre prend alors une décision radicale dans sa carrière. Il entame cinq ans de déconstruction, où il remet en question sa pratique. Il s’ouvre plus largement alors aux différentes formes d’art visuels; à la philosophie esthétique; et entame un processus en atelier pour libérer son geste tout en n’utilisant qu’une palette de gris. Il ne participe à cette époque qu’à deux expositions : Les Conquérants de l’illusion, (commissariat : Claude Guibert) à l’Apacc Montreuil, (avec Monory, Fromanger, Velickovick, Schlosser…) Et à son édition suivante en 2011 (Galerie Le Garage, Orléans).
C’est pendant ce travail de recherche qu’il réalise quelques oeuvres dont : Pogrom (collection de l’Institut Maïmonide à Montpellier), et aussi un hommage à Walter Benjamin.
A l’issue de cette remise en question, en 2012 Jean-Marie Barre choisit d’installer son atelier à Berlin. Il s’engage alors dans l’abstraction. Il y crée une matière composite (chaux, sable, pigments, colle etc.), travaillant de façon singulière, : les mains nues, les yeux fermés sur de la toile marouflée sur panneau. Pour se démarquer de sa période réaliste initiale, il signe JMB BARRE. Ce travail sera ensuite suivi d’un séjour à Londres, puis à Los Angeles. Etape où il se décide à ne plus peindre les yeux fermés, et introduit également des couleurs plus vives dans le protocole d’acrylique sur toile ou sur papier.
il poursuivra ce travail dans le Var en 2017, puis à Paris en 2018. Il est la même année, invité par la Galerie Pougatch à réaliser une exposition personnelle, puis collective l’année suivante. Après le Covid, C’est en 2023 que Jean-Marie Barre ressent le besoin, en ouvrant un atelier dans le Vaucluse, de se confronter au paysage – mais en travaillant toujours à mains nues. Il produit alors l’exposition Double je au Centre culturel de Boulbon dans le Pays d’Arles, où sont mises en tension dans un vaste espace une sélection d’œuvres abstraites des années précédentes, et celles créés quelques mois plus tôt, tout à fait figuratives. Cette confrontation apparait comme un acte nécessaire qui lui permet désormais de tourner la page de l’abstraction. En 2024-2025, il réalise l’exposition « Végétal » à la Galerie Heckel (Cavaillon) et participe à l’exposition inaugurale du Centre d’art La Malmaison (Cannes) : « Luxe, calme et volupté » (commissariat : Amélie Adamo et Hanna Baudet).
Aujourd’hui, la recherche d’atmosphères particulières dans le paysage se poursuit avec parfois l’insertion de détails, en conjuguant lumière, couleur et expression.